Je suis né il y a 31 ans loin des montagnes, à Fontainebleau près de Paris, de parents ariégeois, à qui je dois tout à la fois cet accent plutôt pointu, une éducation rigoureuse, une taille hors norme, une liberté de vie totale et un soutien extraordinaire.
Et puis cette attirance pour la montagne… Incompréhensible et incompressible !
A l’instar d’illustres montagnards, j’ai en face de la maison une chaîne de montagne verdoyante, pas très haute, mais comme un hors d’œuvre aiguisant l’imagination pour le « petit Parisien » que j’étais. Au centre de cette chaîne de montagne, un sommet, Le Picou, 1602m, le toit de ma jeunesse !
J’ai fait une partie de mes études à Paris, en géographie et aménagement de la montagne, découvrant la vie trépidante des banlieusards à la fois pressés par les horaires des transports et par le nombre de participants à cette activité : bus, train, métro, RER, tout un programme...
Depuis 1998, je vis en Ariège. Une renaissance, sans aucun doute ! Il y a l’avant et l’après (comme pour certains supporters de football !). Le passage d’un rêve à la réalité. Et sans avoir véritablement l’esprit sportif, j’ai toujours aimé me dépenser physiquement et mes différentes activités en ont pris la saveur, la plupart du temps combinées au milieu montagnard. Je pratique ainsi pour le plaisir le ski de randonnée et la cascade de glace en hiver, l’alpinisme et l’escalade en été. Et professionnellement, j’ai été successivement agent de développement chargé de mission « montagne » à la Communauté de communes des vallées d’Ax durant presque 3 ans, gardien du refuge d’En Beys également pendant 3 ans et Accompagnateur en montagne membre du Bureau des Guides des Pyrénées ariégeoises.
Quant à la montagne, je l’ai longtemps découverte seul, parfois en groupe, elle reste le fil rouge de mes aspirations. Mais c’est la gérance du refuge d’En Beys qui m’a le plus apporté et a fait évoluer durablement ma philosophie de vie grâce à l’immersion dans ce milieu spécifique durant plus de 4 mois par an, profitant d’une palette d’ambiance tellement large de la fin de l’hiver à la fin de l’automne. Le partage avec mes amis au refuge, Sylvain, Juju, Frank et tous ceux qui ont fait se sublimer nos liens là-haut, restera certainement longtemps comme la principale richesse de ce travail vraiment unique.
Aujourd’hui, je suis accompagnateur en montagne à temps plein : 100 journées rémunérées (objectif de 120 pour l’année 2008) pour environ 160 journées de travail de préparation : réunion, prospection, repérage, création de produits, mise à jour du site internet, représentation, animation, comptabilité… Sans compter mon engagement dans de nombreuses associations !
Voilà pour les présentations sommaires, en attendant de pouvoir discuter et échanger sans interface électronique !